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22/05/2017

Condamnation des anciens dirigeants de Sitindustrie : Frédéric Mangel avocat

A la barre, les frères Bocciolone, les anciens dirigeants du groupe familial Sitindustrie doivent s’expliquer sur les prélèvements opérés en 2009, sur les comptes de leurs filiales Soissonaises, des opérations qui auraient causé la cessation de paiement de l’entreprise et le licenciement de 57 salariés.

A l’audience le procureur souligne que les deux frères ne sont pas des patrons voyous mais il leur reproche d’avoir utilisé 26 millions de la filiale française pour tenter de renflouer leur maison-mère italienne, en difficulté, sans se préoccuper des conséquences en France.

Frédéric Mangel, avocat : « Nous pensons que ce sont les intérêts du groupe de la société-ci qui ont été privilégiés par rapport à la société française et au final les financements qui sont intervenus pour le groupe auraient pu être utilisés à meilleur escient au bénéfice de la société filiale. »

Les accusés se défendent dans un français impeccable. Pour gérer le groupe on ne pouvait pas être au courant de toutes les opérations. Leurs avocats contestent une vision du dossier qui oublie la dureté de la crise économique de 2008.

Emmanuel Marisgny, avocat des accusés : «Un grand nombre de projets à travers le monde ont été gelés voire reportés ce qui a expliqué une chute du carnet de commandes. Sans cette chute du carnet de commandes, et bien le groupe serait toujours ici aujourd’hui et nous espérons bien en convaincre le tribunal auquel n’a été pour l’instant présenté qu’une version franco-française de ce dossier, ce qui n’est pas conforme à la loi ni à la jurisprudence. »

Cet après-midi le parquet a requis à l’encontre des anciens dirigeants des peines allant de 12 à 18 mois de prison avec sursis et des amendes de 75 à 60 000 €. Le tribunal rendra sa décision le 11 Janvier.

Source: Frédéric Mangel Avocat

17/05/2017

Symptômes d'une entreprise en difficulté

Quelquefois les difficultés se font ressentir, que doit-on faire, attendre ou agir ? Risquer d’en arriver à un plan de sauvegarde ou pire à une liquidation judiciaire.

Quelles sont les petites difficultés que les chefs d’entreprise vont connaître, notamment ce qui doit alerter ?

Les signes sont très simples. En général, c’est relations fournisseurs tendues, trésorerie tendue et très souvent climat social qui commence à être tendu aussi. En fait, le véritable terme c’est tension. A partir du moment où le chef d’entreprise commence à sentir que ça se grippe dans la mécanique normalement huilée d’une entreprise, cela doit l’alerter.

Le problème est le suivant : le fait d’être très entreprenant. Le gros défaut associé, c’est le déni. Et quand ils sont dans le déni, ils ne veulent pas voir. Ils ne voient pas les signes avant-coureurs ou les signes qui démontrent qu’il y a des tensions. Le révélateur d’une entreprise c’est sa trésorerie. Exemple : aujourd’hui, quand un entrepreneur, un commercial va vendre, va signer un contrat, on va regarder la rentabilité du contrat, la faisabilité du contrat, le risque juridique éventuellement. On va jamais regarder l’impact que va avoir le contrat sur la trésorerie. On va jamais voir si on va décaisser d’abord, payer ses fournisseurs avant d’encaisser par rapport au client. On ne va pas gérer la trésorerie parce que ce n’est pas dans les mœurs. L’entrepreneur est quelqu’un d’optimiste. Ce qui compte c’est rentrer des ventes, c’est rentrer des commandes mais aussi elles peuvent fragiliser l’entreprise. Cette capacité à l’analyser est fondamentale.

Le principal point est qu’on découvre même chez des entreprises de taille importante une maîtrise de la trésorerie fragilisée par un manque d’outils prévisionnels. Vous ne pouvez pas gérer une entreprise si vous n’avez pas une parfaite connaissance de là où vous en êtes, de l’argent que vous avez en poche, l’argent que vous devez et l’argent que l’on vous doit. Le problème c’est que les dirigeants se rendent comptent trop tard qu’ils n’ont plus de trésorerie, qu’ils n’ont plus d’argent dans les caisses. Et là, à ce moment-là, il y a plein de solutions : ce qui est un peu dommage c’est qu’il aurait fallu qu’ils s’en rendent compte de manière prévisionnelle, un mois, deux mois, trois mois…l’idéal c’est six mois à l’avance, c’est neuf mois à l’avance.

Une entreprise qui rentre dans la difficulté va changer de monde. Elle va entrer dans un monde qu’elle ne connaît pas, que le dirigeant ne connaît pas, que les responsables commerciaux ne connaissent pas, que les salariés ne connaissent pas. On est dans un monde différent où le droit est lui-même différent. Le droit n’est pas le droit commun, le droit connaît des exceptions qu’il faut connaître. Pour plus d’informations à ce sujet, Frédéric Mangel avocat vous invite d’ailleurs à consulter son blog sur le sujet. C’est un travail de spécialistes qui vont les aider. En quoi va-ton les aider ? D’abord, il y a peu de gens qui s’improvisent du jour au lendemain responsables ou avocats d’entreprises en difficulté. Une grande majorité des intervenants, qu’ils soient experts comptables, dirigeants d’entreprise, managers de transitions, banquiers, avocats (comme Frédéric Mangel) ont connu eux-mêmes des difficultés. Ce sont des sujets qu’ils ont résolus, qu’ils ont traversés et que très souvent ils vont essayer de faire un métier de cette expérience. On va essayer de leur éclairer le chemin, d’avoir d’abord les bons réflexes avec eux, les aider à prendre conscience et générer chez eux des réflexes de survie qui vont être de d’abord regarder comment restaurer la confiance. Restaurer la confiance c’est capital. Si on ne vous fait pas confiance, on ne vous fera pas crédit, c’est aussi simple que cela. Or vous avez besoin du crédit des gens, du banquier, du fournisseur, de vos salariés qui est extrêmement important. Sauver une entreprise, c’est tout le monde, on va tous sauver l’entreprise ensemble. Ça n’est pas naturel, ça n’est pas intuitif. Une chose à préciser pour bien comprendre comment ça se passe : à partir du moment où une entreprise est en tensions de trésorerie, l’entreprise sans le savoir lâche beaucoup de signaux à l’extérieur. Quand vous tirez sur votre délai fournisseur, quand vous tirez sur le délai de paiement des dettes fiscales…La contribution des professionnels des entreprises en difficulté va être de faire gagner du temps aux dirigeants de ces entreprises. Dans les premières semaines, dans les premiers jours, c’est gagner du temps. Gagner du temps pour ne pas émettre à l’extérieur ces signes négatifs, gagner du temps pour leur dire « dans tel cas de figure, on peut aller voir telle institution, tel service de l’Etat pour aller négocier, pour aller repousser des échéances ». On va desserrer la contrainte de trésorerie. L’indicateur de trésorerie a dit qu’on était trop tendu. Dans une situation difficile, il est des moyens exceptionnels pour desserrer cette contrainte et donner du temps pour s’organiser, pour réorganiser, pour retransformer ce qui ne marche pas et essayer de trouver par soi-même le médicament qui va permettre de sauver l’entreprise.

La trésorerie est donc un signe majeur, mais d’autres signes sont à retenir également. Perte d’idée, perte d’énergie, perte de capacité, lassitude, manque d’implication des dirigeants, perte de leadership au sein de l’entreprise et surtout perte de vision stratégique et tactique dans un milieu concurrentiel.  

Source :

Avocat Frédéric Mangel

05/05/2017

Bienvenue sur le blog de l'avocat Frédéric Mangel

Avocat en droit des affaires, Frédéric Mangel vous propose de découvrir par le présent blog ses différentes activités, ainsi que des actualités sur lui-même ainsi que sur son domaine d'activité, à savoir le droit des affaires.

Cette dernière notion englobe de nombreuses réalités telles que le droit des entreprises en difficulté, le droit commercial ou le droit du travail. Aussi, Frédéric Mangel vous proposera différents articles sur ces grandes thématiques du droit français.

En vous souhaitant une bonne visite,

F. Mangel